Récemment, je mettais de l'ordre dans des notes éparses, explorant une intuition encore fragile. Pour débloquer une idée, j'ai ouvert une interface d'IA bien connue. J'ai lancé un prompt. Puis une variante. Puis une autre.
Et soudain, je me suis arrêté.
Pas parce que j'avais trouvé la bonne formulation. Mais parce qu'une petite voix parasite s'était immiscée dans mon processus créatif : « Est-ce que ça vaut le coup de gâcher des crédits pour une simple ébauche ? Est-ce que je n'atteins pas mon quota d'usage ? »
À cet instant, j'ai réalisé l'absurdité de la situation. J'étais dans une phase de recherche, censée être libre et foisonnante, et je me retrouvais à calculer.
Le problème n'est pas de payer, c'est de compter, d'intégrer à notre logiciel de pensée que l'usage d'une fonctionnalité intelligente doit forcément être limitée.
Soyons clairs : tout travail mérite salaire. Payer un abonnement pour soutenir le développement d'un outil performant et bénéficier d'une licence d'utilisation est normal et sain.
Ce qui ne l'est pas, c'est le modèle de la "facturation à la pensée". Les systèmes basés sur des crédits ou des quotas de tokens introduisent une friction terrible : la peur du gâchis.
Aujourd'hui, écrire avec l'IA via des plateformes en ligne, dans le Cloud, impose deux contraintes majeures :
- L'intimité compromise : Nos brouillons, nos idées brutes, nos hésitations partent sur des serveurs distants. Nous ne savons pas si ces fragments serviront à entraîner les modèles de demain (ce qu'ils font déjà de manière probable).
- L'écriture sous surveillance : Nous sommes "jaugés" en permanence. Cette pression nous pousse insidieusement à vouloir réussir du premier coup (pour économiser sur l'usage des outils IA) plutôt qu'à explorer, raturer et recommencer à l'infini (ce qui est l'essence même de l'écriture).
La puissance est déjà sur votre bureau
En tant que développeur, je vois une anomalie dans le paysage technologique actuel. D'un côté, on nous vend des machines surpuissantes (Mac Silicon, PC avec NPU, cartes graphiques modernes...). De l'autre, on continue de nous faire louer de l'intelligence à distance, comme si nos ordinateurs étaient des coquilles vides.
Pourquoi envoyer nos mots traverser la planète pour être traités, alors que la puissance de calcul nécessaire dort littéralement sous nos doigts ?
C'est de cette question qu'est né LocalProse, le premier atelier d'écriture souverain avec une IA 100% locale et illimitée.
Je n'ai pas construit LocalProse pour suivre la hype. Je l'ai construit parce que je voulais un endroit sûr pour triturer mes textes.
LocalProse prend le contre-pied du "tout connecté" :
- L'intelligence est locale : Le modèle d'IA tourne sur votre processeur. C'est votre matériel qui travaille. Vos textes ne quittent jamais votre machine pour être analysés ailleurs. Internet ne sert qu'à valider votre accès à l'outil, pas à transporter vos écrits.
- L'exploration est illimitée : Dans LocalProse, il n'y a pas de compteur de jetons IA. Vous voulez générer 5, 10, 50... 5000 variations d'un paragraphe pour trouver la nuance parfaite ? Faites-le sans payer davantage. C'est la liberté du "brouillon infini".
- Le temps long : L'outil est conçu pour s'adapter au rythme de l'artisanat du texte, aux itérations fréquentes et contrôlées, indispensables à l'obtention d'une production de haute qualité.
Je ne promets pas que LocalProse écrira mieux que vous. L'écriture reste votre voix, votre exigence.
Ce que je promets, c'est un outil qui remet la technologie à sa juste place : celle d'un moteur silencieux et puissant, activable à la demande, installé chez vous, qui ne vous surveille pas et ne vous rationne pas.
LocalProse, c'est la fin du calcul et le retour à l'écriture.