L'Atelier du Personnage
L'IA ne doit pas écrire votre roman à votre place. Son vrai pouvoir ? Agir comme un "Partner in crime" infatigable pour donner de la profondeur à vos idées, challenger vos clichés et structurer vos castings. L'avantage du local c'est que vous pouvez itérer à l'infini jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant, sans surcoût de crédits IA. J'ai testé pour vous cette fonctionnalité dans LocalProse, l'atelier d'écriture qui respecte votre écriture.
Le syndrome du personnage secondaire plat est le cauchemar de tout écrivain. Vous savez, ce personnage qui n'est là que pour faire avancer l'intrigue, qui n'a ni passé, ni tic de langage, ni secret...
Lorsqu'on cimente les briques de son aventure, remplir des fiches personnages détaillées prend un temps fou. C'est ici que l'IA Locale change la donne. Elle ne remplace pas votre créativité : elle l'augmente. Elle prend votre graine d'idée et la fait germer en un arbre complexe qui déploie ses branches.
Pour cette démonstration, j'ai voulu pousser le moteur de LocalProse dans ses retranchements avec un archétype un peu subtil : un antagoniste nuancé, loin des clichés manichéens.
Une image vaut mille mots, surtout pour un écrivain. Avant même de définir la psychologie, j'aime voir mon personnage.
L'avantage de travailler en local sur son PC ou Mac, c'est de pouvoir activer à la demande et sans surcout un écosystème d'outils taillés sur mesure en fonction de mes besoins. Ici, pour créer un portrait unique, j'ai utilisé Stability Matrix (génération d'image IA avec ComfyUI).
Après quelques itérations jusqu'à obtenir un résultat satisfaisant, j'ai importé le résultat directement dans l'Atelier du personnage de LocalProse (choix d'un avatar) et défini les bases que je ne voulais pas que l'IA touche : le nom (Valerius) et son rôle (Antagoniste).
J'ai choisi un contexte de Dark Fantasy pour le test, car il exige une certaine noirceur que les IA commerciales (Cloud) censurent souvent. Avec LocalProse, il n'y a pas de filtre moral : le modèle travaille de manière débridée sur votre machine.
Voici l'intention brute que j'ai donnée à l'assistant :
"Un ancien inquisiteur qui a découvert que la douleur des autres pouvait soigner sa propre maladie dégénérative. Il est cultivé, parle avec une politesse glaciale. Il porte des gants pour cacher ses mains rongées par la magie. Il est persuadé d'être le héros de sa propre histoire."
Je clique ensuite sur Générer / Compléter et je laisse mon GPU travailler quelques secondes.
C'est là que la magie opère. L'IA n'a pas juste paraphrasé mon texte. Elle en a déduit des conséquences logiques et a rempli les 4 onglets de la fiche de mon personnage (Identité, Corps & Voix, Psychologie, Relations) avec une cohérence surprenante.
L'IA a choisi l'archétype "Le Savant Déchu". Elle a aussi défini son âge (68 ans : compte-tenu de mon avatar je me note de réduire un peu cette info ^^) et transformé mon prompt en une biographie structurée : il s'est "retiré dans un laboratoire isolé" pour poursuivre sa recherche avec une "obsession dévorante". Brillant.
C'est souvent la partie la plus difficile à inventer. Regardez les détails sensoriels que l'IA a ajoutés :
Deux pépites ici : la contradiction des gants "usés et impeccables" (qui suggère un maniaque) et la voix qui contient "une pointe de condescendance". Ce sont des indications de jeu que je peux écrire directement.
Un méchant doit penser qu'il a raison. L'IA a parfaitement capturé cette nuance dans la section Conflit interne.
"Déchiré entre sa conviction qu'il est le héros... et la conscience que ses actions sont moralement répréhensibles." L'IA ne m'a pas donné un monstre unidimensionnel, mais un homme qui "lutte contre le remords". C'est beaucoup plus fort et subtil .
Simple et efficace : mon méchant Valerius voit les autres comme des "instruments". Cela définit immédiatement comment il interagira avec les autres personnages du roman.
Même si le résultat est bluffant, et me semble au premier jet assez satisfaisant, l'écriture est un processus vivant. Peut-être que je trouve Valerius un peu trop froid.
La force de LocalProse, c'est que je peux maintenant utiliser à nouveau la boîte de dialogue en bas pour dire : "Ajoute un détail : il a recueilli un chien errant qu'il protège jalousement, c'est sa seule part d'humanité." Et je peux recommencer ainsi autant de fois que je le veux, ça ne me coûte pas plus cher. (Bisous le système de crédits des IA en ligne).
L'assistant mettra alors à jour la biographie et la psychologie pour intégrer ce paradoxe, sans effacer tout le travail précédent. C'est un véritable ping-pong créatif.
Bien entendu, je peux aussi simplement éditer n'importe quel champ de la fiche (comme l'âge par exemple, comme noté plus haut) pour réécrire ou compléter une information. Avec LocalProse, j'utilise la puissance de l'intelligence artificielle pour m'aider à construire mais en tant qu'auteur, je reste l'unique pilote de mon aventure, j'ai toujours le dernier mot.
Que vous écriviez un polar, une romance ou de la fantasy, vos personnages méritent de la profondeur.